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Fin 2024 nous écrivions que l’année 2025 serait économique avec le poivre de l’année amené par la géopolitique…. Difficile de faire une meilleure description de 2025 sous l’impulsion des décisions politiques américaines. L’année 2025 pourrait ainsi être le marqueur de la fin d’une période de libéralisme vieille de 80 ans. Le « Liberation Day » du 1er avril et la mise en place de droits de douane par le président américain a eu l’effet d’une bombe sur les politiciens dans le monde entier, mais également sur les économistes et sur les marchés financiers. Tel un Cow-Boy, Donald Trump a fait du Donald Trump. Il a imposé, dicté, négocié dans une logique de « Deal » avec ses partenaires commerciaux. Son objectif est uniquement fixé vers les Etats-Unis et le rétablissement de la balance courante américaine et des finances fédérales. Avec un succès non négligeable quant au déficit commercial américain puisqu’il a été divisé par deux par le président.
A la fin de l’année, les pays imposés à 15% de droits de douane contre 0% en début d’année sont contents, Emmanuel Macron menace la Chine de droits de douane après avoir critiqué la méthode Trump (!) et les Chinois discutent d’égal à égal avec les Etats-Unis. La politique américaine permet donc aux Etats-Unis de larges succès diplomatiques et économiques à court terme, mais que restera-t’il à moyen et long terme de la confiance ? Poser la question c’est déjà y répondre. L’USD a baissé plus que jamais en cette année 2025 marquant ainsi le désengagement envers les Etats-Unis des pays non alignés, les BRICS en particulier, soit 80% de la population mondiale. Le système monétaire est en phase de mutation comme le montre si bien l’explosion du prix de l’or. Et si Donald Trump mettait simplement sous le feu des projecteurs les faillites de l’empire américain ?
Donald Trump a dès son investiture mis une pression considérable sur le président de la Réserve Fédérale pour baisser les taux d’intérêts. Il est vrai qu’avec 10 trilliards de dette à renouveler pendant son mandat, les taux d’intérêts deviennent une variable non négligeable quant à l’atteinte de l’objectif de M. Trump de rétablir les finances fédérales.
La mise en place de droits de douane et son impact inflationniste ont immédiatement refroidit la FED dans cette direction de baisse de taux. Le choc initial dans les anticipations d’inflation ne s’est heureusement pas matérialisé par la suite, en partie en raison de la signature progressive des progressifs avec les partenaires commerciaux.
C’est ainsi que la FED, soulagée par les statistiques inflationnistes mais inquiète quant à l’emploi, a entamé un cycle de baisse de taux.
La politique monétaire de la Banque Nationale Suisse l’a devancée largement. Les taux y sont à 0% depuis juin 2025. La crainte de voir les taux négatifs ressurgir en Suisse, si les taux aux Etats-Unis baissent encore, grandit parmi les intervenants suisses.
Les décisions de politique monétaire du mois d’avril n’ont pas été sans conséquence sur les marchés actions qui ont été largement et différemment affectés. Les performances étaient très négatives au printemps puis les indices ont progressivement repris des couleurs au gré des accords signés.
Globalement, mais pour des raisons différentes, les marchés asiatiques sortent gagnants de cette année 2025. La Corée termine l’année en tête alors que le Hang Sang ou le Nikkei japonais la suivent à quelques places.
Le Nasdaq et ses titres technologiques a vécu une année contrastée, le début étant très négatif avant que les bons résultats et la confiance des investisseurs ne lui permettent de revenir sous de meilleurs hospices. Les performances des marchés actions restent très concentrées vers quelques titres captant l’essentiel des flux d’achats des investisseurs. Les magnificent 7 (Apple, Nvidia, Microsoft, Tesla, Amazon, Meta, Alphabet) en sont les principaux contributeurs et représentent plus de 30% de l’indice américain ou 15% des indices mondiaux.
Le SMI finit dans la queue de classement après avoir vécu une année difficile sous la pression de ses gros titres, Roche et Nestlé. Le premier fut impacté par les droits de douane alors que le second est empêtré dans différents procès. Le changement de direction chez Nestlé permet au titre d’espérer une meilleure année 2025 alors que l’annonce de droits de douane à 15% et l’acceptation par l’UE d’un traitement oculaire ont permis à Roche de finir l’année extrêmement positivement.
La dédollarisation débutée il y a une dizaine d’années a pris une ampleur décisive en cette année 2025, par la voie même de Donald Trump et contrairement à son ambition profonde. En effet, après le pivot dû à l’intervention russe en Ukraine, c’est la volonté même du président américain de faire baisser massivement le dollar pour augmenter ses exportations qui accéléré encore le phénomène.
L’USD a vu sa valeur baisser contre CHF de près de 12% sur l’année 2025. Une performance largement négative qui anticipe une baisse de taux de la FED ou un interventionnisme plus intense de la présidence américaine sur l’institut d’émission.
L’EUR est quant à lui resté relativement stable malgré les déboires français (politiques) ou allemands (économiques).
Peu de devises s’apprécient contre CHF en 2025 : le rouble russe, la couronne suédoise ou le real brésilien. Les devises traditionnelles ferment la marche : peso argentin (malgré de meilleures nouvelles économiques) ou la lire turque.
La baisse du dollar a été concomitante à la hausse de l’or, mais cette fois-ci une hausse explosive.
La hausse du métal jaune est en partie conduite par une politique massive d’achat des banques centrales des pays émergents, BRICS en tête. Cette dynamique conduira à court terme à faire de l’or l’actif le plus important détenu par les banques centrales, devant l’USD.
La hausse de l’or s’est accompagnée en 2025 d’une hausse encore plus marquée de l’argent et des mines d’or.
Au niveau plus global les métaux précieux n’ont pas réussi à contrecarrer la performance négative du pétrole et d’autres matières premières qui font stagner l’indice général des matières premières.
Du côté des cryptos monnaies l’année est à séparer en deux : le premier semestre avec un grand gain et un record à USD 120’000 par bitcoin, le second semestre avec une grande perte.
La baisse des taux directeurs dans les principales zones monétaires occidentales ne s’est pas traduite par une baisse importante des taux à long terme même s’ils ont décru sur l’année.
La Suisse voit ses taux fondre en se rapprochant irrémédiablement des taux négatifs, grande crainte pour les investisseurs institutionnels.
Ces mouvements et le niveau des taux conduisent à une performance minimale de l’indice obligataire helvétique. L’actif sans risque est désormais sans rendement et sans grandes perspectives.
Dans ce contexte c’est bien l’immobilier suisse qui peut profiter des flux des grands investisseurs. C’est ainsi que l’indice coté progresse de presque 10% sur l’année.
La bonne tenue de l’économie américaine étant le principal objectif de Donald Trump, il y a fort à parier que le président américain mettra tout en œuvre pour offrir des conditions financières favorables à ses électeurs, au détriment des autres pays du monde, en particulier dans une année électorale « Mid-Term Election ». L’inquiétude viendra probablement de la dette américaine et des taux d’intérêts. C’est la clé du deuxième objectif de Donald Trump : le rétablissement des finances fédérales. Et cela passera peut-être par une mise sous pression de ses « partenaires commerciaux européens » pour qu’ils achètent de la dette américaine, et ainsi financer le « American Way of Life ».
L’Europe devra chercher un relai de croissance en cette année 2026. Les difficultés politiques et économiques font craindre des mouvements sociaux, notamment en France, qui pourrait bien être le talon d’Achille de l’UE. La Chine finalement pourrait enfin juguler sa crise immobilière. Elle est en tout cas une des clés de la croissance mondiale.
L’avènement de l’intelligence artificielle, les relations avec la Russie, le positionnement des Etats-Unis et de la Chine vis-à-vis de Taïwan, le nouveau président de la Réserve Fédérale américaine, les taux d’intérêts aux Etats-Unis, les Mid-Term Election, l’évolution du prix de l’or et sa perception dans l’esprit des investisseurs, la concentration des acteurs financiers, la politique industrielle allemande, la politique politicienne française, les décisions puis contre-décisions de Donald Trump,… 2026 réserve un très grand nombre de défis. Toute l’équipe de XO Investments se réjouit de les affronter aux côtés de ses clients et souhaite à tous ses lecteurs ses meilleurs vœux pour 2026 !
Siège social
Fbg de l’Hôpital 10
2000 Neuchâtel
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